Australie, 2013 :
le début de tout

Mon premier poste à l'étranger, c'est Bright Yellow Productions à Perth. Une boîte de production australienne qui m'embauche pour filmer des vidéos corporate, du tourisme, de l'urbanisme. Sur le papier, rien d'exceptionnel. Dans la réalité, c'est un choc total.

Filmer dans une culture que tu ne comprends pas encore — ses codes, ses silences, ses façons de sourire — t'oblige à développer quelque chose que l'école n'enseigne pas : l'observation pure. Tu ne peux plus te reposer sur les mots. Tu regardes. Tu ressens. Tu anticipes.

C'est là que j'ai compris que les émotions ne se traduisent pas. Elles se reconnaissent. Un éclat de rire à Perth ressemble exactement à un éclat de rire à Annecy. La larme d'un père qui donne sa fille en mariage est universelle, quelle que soit la langue dans laquelle il la formule.

Filmer à l'étranger m'a appris à lire les gens avant qu'ils ne parlent. C'est exactement ce que je fais le jour J de vos mariages.

Nouvelle-Zélande, 2010–2013 :
apprendre à raconter

Trois ans au service de New Zealand Tourism dans le Northland, la région la plus sauvage du pays. Mon rôle : promouvoir un territoire à des visiteurs du monde entier, en leur donnant envie d'y vivre une expérience.

C'est ici que j'ai appris à construire une narration. Une vidéo de tourisme, c'est exactement comme un film de mariage : tu as quelques minutes pour transporter quelqu'un dans un endroit, une atmosphère, une émotion. Pas avec des effets spectaculaires — avec de la vérité.

La Nouvelle-Zélande m'a aussi offert une palette visuelle exceptionnelle : lumières rasantes sur les fjords, brumes matinales sur les volcans, ciels d'une pureté absolue. J'y ai développé un rapport à la lumière naturelle qui guide encore aujourd'hui chaque plan que je compose lors d'un mariage en montagne ou au bord du lac d'Annecy.

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Ce que ces années m'ont donné
pour vos mariages

Aujourd'hui, lorsque je filme un mariage destination en Suisse Romande, un couple franco-britannique au bord du lac d'Annecy, ou une cérémonie multiculturelle dans les Alpes, je puise directement dans ces années passées à observer l'humain sous toutes ses latitudes.

Je parle anglais et espagnol couramment. Concrètement, cela signifie que je peux coordonner avec vos prestataires étrangers, me fondre dans un mariage où la moitié des invités ne comprend pas le français, et créer un lien de confiance avec vos familles, qu'elles viennent de Londres, Madrid ou Sydney.

Cela signifie aussi que je comprends les codes culturels qui font la différence dans un film : comment une famille britannique vit l'émotion différemment d'une famille française, comment un mariage traditionnel suisse se structure, comment une cérémonie laïque internationale se raconte.

Un mariage bilingue ou multiculturel n'est pas une contrainte — c'est une richesse narrative supplémentaire. Et c'est exactement le type de défis qui me passionne.

Haute-Savoie, aujourd'hui :
un ancrage, pas une limite

Je me suis installé à Thônon-les-Bains, entre les rives du Léman et les sommets savoyards. Un territoire d'une beauté rare, à la croisée de la France, de la Suisse et de l'Italie — exactement le type d'endroit où l'on vient célébrer des mariages qui méritent d'être filmés avec soin.

Mon ancrage en Haute-Savoie et Suisse Romande est un choix, pas une contrainte. Mais je me déplace régulièrement en France entière et à l'international pour des mariages destination : châteaux en Provence, domaines en Toscane, haciendas en Espagne. Les frais de déplacement sont systématiquement communiqués au devis, en toute transparence.

Ce que je sais, c'est qu'où que vous célébriez votre union, j'arriverai en ayant déjà filmé dans des conditions bien plus imprévisibles que votre journée. Et ça, ça n'a pas de prix.